Une campagne inspirée par une « Rosie la riveteuse » des temps modernes

La COVID-19 offre aux Canadiens une occasion unique de réorganiser les sphères professionnelle et personnelle de leur vie avant, pendant et après la relance. Comment conjuguer nos efforts pour créer une « meilleure normalité » dans laquelle les Canadiennes
seraient déterminées à intégrer le marché du travail grâce à de meilleures possibilités d’emploi et à un soutien accru pour la garde d’enfants et les soins aux aînés, où leurs partenaires seraient encouragés à assumer une part plus équitable des responsabilités ménagères et où les employeurs seraient motivés à offrir plus de possibilités d’avancement pour atteindre la parité femmes-hommes à tous les paliers de leur organisation?

Inspirée par l’iconique Rosie la riveteuse, la campagne est la première campagne du genre au Canada depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale à inciter les Canadiens à
réinventer leur vie professionnelle et leur vie personnelle pour créer une « meilleure normalité ». À titre de leaders, les visionnaires fondatrices du Projet Prospérité voient la nécessité manifeste de lier explicitement les femmes et la prospérité. Selon une étude présentée par McKinsey en 2017, en favorisant l’avancement de l’égalité des femmes au Canada, le pays pourrait voir son PIB croître annuellement de 0,6 pour cent, pour une augmentation totale de 150 milliards de dollars d’ici 2026. L’étude a fait ressortir les principaux leviers à activer afin de stimuler la croissance de l’économie : augmenter le taux d’activité des femmes sur le marché du travail de trois points de pourcentage, accroître le nombre de femmes dans certains domaines tels que le développement des ressources naturelles et les technologies et augmenter la présence des femmes au travail de 50 minutes par semaine.

Selon notre vision, nous désirons accroître le taux d’activité des femmes sur le marché du travail, le nombre de femmes qui obtiennent un diplôme et travaillent dans les STIM (sciences, technologies, ingénierie et mathématiques), le nombre de femmes se dirigeant vers des métiers spécialisés et le nombre de femmes occupant des rôles décisionnels et de leadership (et des postes conduisant à de tels rôles) avant, pendant et après la période de relance liée à la COVID-19.

Qui est Rosie la riveteuse? Figure emblématique des travailleuses d’Amérique du Nord pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a été mise à l’honneur à l’époque dans une campagne destinée à encourager les femmes à travailler dans l’industrie de l’armement. Le pourcentage de femmes au sein de la main-d’œuvre canadienne avait augmenté de façon radicale : au plus fort de la présence féminine sur le marché du travail à l’automne 1944, plus de 1 000 000 de femmes travaillaient à temps plein. À la fin de la guerre, même si 72 % des femmes souhaitaient continuer d’exercer un travail rémunéré, les possibilités d’emploi se sont faites plus rares pour elles. Par la suite, de 1953 à 1990, le taux d’activité des femmes sur le marché du travail a connu une progression constante, passant d’environ 24 % en 1953 à 76 % en 1990. Si le taux d’activité des femmes a augmenté en moyenne de 1,4 point de pourcentage par année de 1953 à 1990, il avance depuis à un rythme plus lent, soit en moyenne de 0,3 point de pourcentage annuellement depuis 1990.

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